Warning: assert(): Assertion failed in /home/galoukout5/public_html/wp-content/themes/magazine-plus/template-parts/content-single.php on line 1

Badigeonnage des murs du rectorat de l’UEH d’excréments!

Si depuis des années à Haïti les excréments humains sont instrumentalisés dans le monde politique, aujourd’hui, c’est le rectorat de  l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) qui s’en est pris plein la figure.

Très tôt ce matin, des individus non identifiés ont badigeonné les murs et l’entrée du rectorat de l’UEH de matières fécales. Si l’acte en lui-même est déplorable mais la signification dont il véhicule n’est pas moins claire. Ces individus entendent non seulement perturber le fonctionnement du rectorat mais aussi attirer l’attention des responsables de l’UEH sur leurs revendications rédigées sur des bouts de papiers juchés sur le sol. Ceux-ci lançaient des slogans, d’après les on dit, à l’endroit de celui qui, aujourd’hui, occupe la première position au rectorat, en l’occurrence, m. Fritz Deshommes.

Il faut dire que des actions apparentées ont déjà eu lieu dans certaines entités de l’UEH. Nous nous rappelons qu’en février 2015, des grévistes avaient étalés des détritus dans les salles de classe à la Faculté des Sciences Humaines. A cette époque le recteur Jean Vernet Henry s’est insurgé : “Les détritus contiennent des bactéries nocives à la santé. C’est inacceptable de les placer dans les espaces que fréquentent les membres de la  communauté universitaire”.

En 2013, le Lycée Philippe Guerrier du Cap-Haïtien a été badigeonné d’excréments en signe de protestation à l’installation d’un nouveau directeur, en l’occurence, m. Ronald Gilles.

Haïti n’est pas le seul pays à instrumentaliser les matières fécales dans les espaces académiques, en 2016 des étudiants grévistes de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) ont badigeonné les huit (8) ampithéâtres de l’Université d’excréments et d’eau de vidange pour perturber les examens. Un acte que d’autres étudiants de cette université ont qualifié d’ignoble et d’indigne d’étudiants.

En effet, l’odeur nauséabonde qui se dégageait du bâtiment du rectorat situé à la ruelle Rivière a perturbé le fonctionnement des activités dans cet immeuble. Des employés du rectorat ont essayé à coup de balai et d’eau de dégager les matières fécales qui tapissent l’entrée et les murs du bâtiment mais l’odeur ne voulait pas partir.

Des tracts sont retrouvés devant le rectorat avec un message clair, écrit en créole que nous reproduisons ici. En grande manchette : “Inivèsite  Leta a pa byen prive Dezòm”. Deux points sont mentionnés dans le tract :

  • Fòk lavi akademik retounen nan 3 antite ki fèmen yo (Fakilte Syanzimèn, Fakilte Etnoloji, Lekòl Nòmal Siperyè).
  • Fòk inivèsite a sanksyone Jean Yves Blot pou krim li te komèt sou kanmarad Gougueder nan Fakilte Etnoloji 12 jen 2017 la.

Si ces revendications doivent être prises en compte sur le fond, mais dans la forme l’acte de badigeonner un bâtiment public ou tout autre bâtiment d’excréments est repréhensible et peut être assimilé au vandalisme, acte puni par la loi.

Par ailleurs, le rectorat et le Conseil de l’Université doivent ouvrir leurs oreilles aux revendications légitimes des étudiants, du personnel de soutien, du personnel administratif et des professeurs de l’UEH.

Ethson Otilien

Professeur FASCH/UEH

Please share, follow and like us:
8

Warning: assert(): Assertion failed in /home/galoukout5/public_html/wp-content/themes/magazine-plus/comments.php on line 1

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *