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Note de presse du vice-recteur aux affaires académiques Hérold Toussaint

La Conférence de presse d’aujourd’hui est l’expression d’un cri et d’un grand malaise qui frappe l’Université d’Etat d’Haïti(UEH) : la vie académique est anémiée, trois de nos facultés sont fermées, nos étudiants reçoivent une formation au rabais, les ressources de l’UEH sont mal réparties, l’organisation du corps professoral est inexistante et moribonde, la vie étudiante est tiède, la culture du désespoir habite nos étudiants, les conditions de vie du corps des professeurs laissent à désirer, le personnel administratif vit de sombres jours, l’avenir de la science est hypothéqué, des désaccords énormes déchirent le Conseil Exécutif composé d’un Recteur et de deux vice-recteurs. Bref, l’Université d’Etat d’Haïti n’arrive pas à réaliser sa mission qui est clairement définie dans son article 7 dans sa  Charte fondamentale  ou Dispositions Transitoires de 1997 : «  L’UEH  a pour mission de contribuer à l’enrichissement du patrimoine culturel, intellectuel et scientifique de la Communauté universelle, de contribuer à maintenir l’enseignement supérieur au niveau des avancées de la science et de la technologie universelles, de promouvoir la recherche et l’orienter vers le développement endogène des ressources humaines et matérielles de la Nation, de fournir des compétences nécessaires au développement culturel, économique et social d’une société haïtienne socialement juste, politiquement, économiquement et culturellement indépendante (…) de veiller à ce que les Etudiants soient soudés à la réalité nationale par leur participation effective aux projets de développement communautaire au moyen de stages, services civiques étudiants, temps de résidence obligatoire dans un champ d’application conforme à l’orientation professionnelle »

 Aujourd’hui, un profond dialogue de sourds règne au sein du Conseil Exécutif composé du recteur et des vice-recteurs depuis un an et quatre mois. Le Conseil de l’Université composé de trente et six  (36) membres dont onze doyens, onze représentants de professeurs, onze représentants d’étudiants et des trois membres du Conseil Exécutif n’a pas su jouer son rôle dans les dissensions au sein du rectorat. L’article  8 des Dispositions Transitoires définit sans ambiguïté ce rôle : «  Le Conseil de l’Université est l’organe suprême d’orientation, de contrôle et d’arbitrage de l’UEH ».

L’actuel Conseil, élu à la tête de l’UEH le 17 mai 2016, ne partage pas une même vision du principe de l’Université et du paradigme de la Collégialité qui traverse les documents fondamentaux de l’UEH.  Dans un premier temps, nous ne devons pas nous alarmer si nous admettons que les conflits sont consubstantiels de l’interaction humaine même si toute relation n’est pas nécessairement conflictuelle. Dans le champ universitaire, nous ne rencontrons pas un club d’anges ou encore une communauté d’hommes et de femmes dépouillés de toute passion. Des controverses et des luttes abondent toujours dans le champ universitaire. Toutefois, on est obligé d’engager de vrais dialogues dans la recherche de la vérité. Ce dialogue doit être soumis aux règles qui définissent  la production du vrai. TEL N’EST PAS LE CAS DANS LES CONFLITS QUI FRAPPENT DE PLEIN FOUET LE CONSEIL EXECUTIF DES ELECTIONS DU 17 MAI 2016.

L’ACCORD  entre les protagonistes est fondamental et nécessaire.   Aujourd’hui, le Conseil Exécutif est dispersé dans le temps, désorienté dans l’espace, incapable de réformer pacifiquement la vie académique à l’UEH.  CETTE VIE ACADEMIQUE EST ACTUELLEMENT MALMENEE ET CE SONT LES ETUDIANTS QUI PAIENT LES FRAIS. LE CONSEIL EXECUTIF DOIT S’ENGAGER DANS LA VOIE DE LA MEDIATION. IL REVIENT AU CONSEIL DE L’UNIVERSITE D’ASSUMER LUCIDEMENT SA RESPONSABILITE. Nous avons besoin d’un médiateur ou d’une médiatrice neutre, impartiale. Si le Conseil refuse de prendre le chemin de la MEDIATION,  la vie universitaire sera banalisée dans l’espace public. Il est inhumain de faire de l’UEH un espace de marchandage politique et de manipulation malsaine  La non synchronisation des actions du recteur et des vice-recteurs  a des effets néfastes sur la santé académique et la vie des étudiants.

Il est urgent d’allumer une bougie de la RECONCILIATION  au sein du Conseil Exécutif. Pour allumer cette bougie, il faut prendre le chemin de la MEDIATION.   Enfin, nous devons dire avec  Mark Twain : «  Dans le doute, dites la vérité ».

26 octobre 2017

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